Samedi 2 août. Nous sommes à Cannigione face à l’archipel de La Maddalena. Un avis de grand frais a été émis par Météo France et le vent souffle déjà assez fort. Nos passagers, Elisa, Adrien et leurs trois enfants, arrivent en fin de matinée. Nous sommes en train de discuter du programme possible avec ce vent quand notre bateau est percuté par un voilier qui tente d’entrer dans la place voisine. Arrivé trop vite, il a été déporté par le vent et a tapé sur l’avant de Zourite. Le zodiac du port arrive à la rescousse, mais la manœuvre est compliquée par le vent qui fraîchit encore. Notre pendille est sectionnée. Nous ne savons pas si c’est le choc ou l’hélice du bateau. L’agitation est à son comble sur les bateaux, sur le plan d’eau et sur le ponton. Notre voisin finit par s’amarrer. Après inspection des deux bateaux, nous constatons que le notre n’a rien et celui de nos voisins est abimé sur le franc-bord mais sans gravité. Nous prenons sagement la décision de rester au port et de ne pas naviguer aujourd’hui.
Dimanche 3 août. Vers 11h une accalmie nous permet de quitter le port et nous mouillons dans le golfe de Cannigione, devant la Spiaggia di La Conia. Le vent souffle encore à 20 nœuds et l’anémomètre enregistre des rafales à plus de 30 nœuds.

En fin d’après-midi nous atteignons la baie de porto Liscia, relativement abritée. C’est la première nuit au mouillage pour nos passagers.
Lundi 4 août. Au réveil, Adrien, Elisa, Anna, Sophia et Paul empruntent l’annexe et débarquent sur la plage.

Nous levons l’ancre vers 10h, direction les Bouches de Bonifacio. Le vent d’ouest nous amène en un seul bord jusqu’aux îles Lavezzi. Adrien a pris la barre et les enfants participent.
Nous mouillons Cala di u Lioni. Le paysage rocheux et l’eau turquoise en font un endroit magnifique et nos passagers s’émerveillent.

Après le déjeuner et la baignade, nous mettons le cap sur Bonifacio.



L’arrivée au port est toujours aussi époustouflante. Les hautes falaises et le goulet d’entrée sont impressionnants.
Nos passagers s’en vont découvrir la ville.

Mardi 5 août. Nos passagers partent en balade à la plage du Fazzio pendant que nous préparons le bateau. Mauvaise nouvelle : le sud de la Corse est en restriction et l’eau est coupée alors que nous n’avons pas fait le plein. Et nous partons pour quatre jours de mouillage à sept personnes sur le bateau ! Il va falloir s’adapter….
Nous quittons Bonifacio en début d’après-midi et rallions le golfe de Sant’Amanza en quatre heures. Nous mouillons au pied des falaises du Capu Biancu.
Mercredi 6 août. Au réveil, les falaises sont éclairées par le soleil levant. C’est magnifique.

Les enfants (et les grands) s’amusent à sauter du bateau.

Toute la petite famille part en paddle pour une séance d’équilibre à cinq sur la planche !

Nous levons l’ancre dans la matinée et remontons vers Porto Vecchio. Nous déjeunons au mouillage devant la plage de Palombaggia. L’eau est chaude et transparente. Un pur bonheur.
Nous passons la nuit dans le golfe de Pinarellu.

Jeudi 7 août. Nous avons décidé de retourner en Sardaigne.
Nous sommes encore en Corse, devant les îles Cerbicale, lorsque nous apercevons trois dauphins. Waouh ! Tous nos passagers sont heureux.
La traversée vers La Maddalena se fait en moins de cinq heures et nous mouillons dans le passage des Asinelli entre les îles Budelli, Razzoli et Santa Maria. Il y a un monde fou ! Des bateaux à voile, à moteur, des zodiacs, des yachts… Un hélicoptère se pose sur un yacht à une centaine de mètres de nous.

La zone la moins profonde est interdite à tout bateau. C’est une piscine émeraude où évoluent quelques baigneurs. Splendide !



Nous sommes dans le Parc national de La Maddalena. La zone est très règlementée. Nous avons pris un permis pour la journée mais nous ne pourrons pas rester au mouillage pour la nuit. Nous hissons les voiles et rejoignons Porto Liscia où nous avons mouillé le premier soir. Notre plus jeune passager participe activement aux manœuvres.

Vendredi 8 août. Nous partons dès 9h pour rejoindre la Cala Corsara.

Le site est très beau, mais à peine ancrés une nuée de petits bateaux à moteur arrive dans la cala. Puis ce sont de gros catamarans, puis des vedettes, puis les garde-côtes, puis les agents du Parc national. Quel monde !

Nos passagers sont allés plonger du haut du rocher qui trône au milieu de la baie. Mais il y a décidément trop de monde et nous préférons reprendre notre route. Nous déjeunons au mouillage Cala Villmarina. Puis il est l’heure de ramener nos passagers à Cannigione pour qui la croisière s’achève.

Demain nous passerons les Bouches de Bonifacio, direction Ajaccio, avant le retour vers Sète.