Traversée Corse – Sète

Jeudi 14 septembre. Nous quittons le port Tino Rossi d’Ajaccio à 8h15. Le bulletin annonce un vent de Sud-Ouest 2 à 4, mais nous n’avons qu’une légère brise.
C’est l’anniversaire du capitaine et Olivier souffle ses bougies au large de la Corse.

En fin de journée, nous rencontrons 4 cachalots, deux juvéniles et deux adultes. Nous sommes à mi-chemin entre la Corse et le Continent, dans le sanctuaire de Pelagos.
Nous arrêtons le bateau et les cétacés passent devant l’étrave du voilier, lents et majestueux.

En début de soirée, nous observons des orages au loin vers le Nord. La météo annonce une dégradation.
A 1h10 du matin, je suis de quart. La mer est calme, le vent faible. Tout à coup, un souffle se fait entendre juste à côté de moi. Je n’en crois pas mes yeux. Une baleine (ou un cachalot) est contre le bateau et avance avec nous. Elle nous accompagne quelques instants, souffle à nouveau, puis sonde dans les profondeurs. Quelle émotion !
Au réveil du capitaine, je suis encore chamboulée par cette rencontre.

Vers 8 h du matin, jeudi 15 septembre, nous sommes au large de Toulon. Les prévisions météo annoncent du mauvais temps pour les jours à venir. Nous décidons de ne pas nous arrêter à Marseille et de rejoindre directement Sète.
A 14h nous sommes au large du golfe de Fos. Le vent atteint force 4 et la mer se creuse. Nous sommes à la voile et enroulons une partie du génois.
Nous passons au large d’une éolienne flottante en construction.

A 18h, nous prenons un ris supplémentaire. Nous sommes au portant, mais le vent atteint force 5-6 et la houle 2m. A 21h le phare de Sète est en vue. Nous battons notre record de vitesse, le loch affiche 10,2 nœuds !
A 22h, l’orage approche, nous décidons d’affaler. La manœuvre n’est pas simple, le vent a encore forci et la houle atteint 2,5m. La nuit tout est plus impressionnant.
A 23h30, nous entrons dans le port de Sète, trempés, sous les rafales de vent et de pluie.
A peine amarrés, nous entendons le sifflement du vent s’amplifier. Tout à coup, l’annexe d’un bateau amarré au ponton voisin est arrachée et passe par dessus notre bateau. Les mâts s’entrechoquent, le bruit du vent est énorme. Nous apprendrons le lendemain qu’une mini tornade est passée sur le port, provoquant quelques dégâts matériels.
40 heures de traversée, beaucoup d’émotion et de jolis souvenirs. Une seule envie : repartir !

Corse – côte ouest

Lundi 28 aout, Valentin, notre nouveau passager, arrive à Ajaccio. Zourite est bloqué au port par le mauvais temps depuis deux jours. Le vent a atteint force 9 la veille, la houle est encore bien présente, même dans le fond du golfe, et les orages se succèdent. Valentin visite la ville et nous lui faisons découvrir les petits coins sympas que nous connaissons.

Mercredi 30, la météo ne s’est guerre améliorée. Nous décidons d’aller visiter le centre de l’île. Nous voilà dans le train en direction de Corte. La voie serpente dans la forêt et les paysages sont magnifiques. La vielle ville a du charme, nous déjeunons dans un restaurant traditionnel et nous laissons tenter par une sieste au bord de la rivière.

Vendredi 1er septembre, enfin nous reprenons la mer !
Le vent est tombé, la houle aussi. Direction Roccapina puis Bonifacio. Valentin participe aux manœuvres.

Samedi 2 septembre. Notre passager est tombé sous le charme de Bonifacio, comme nous.

Dimanche 3 septembre, nous partons en balade jusqu’aux calanques de Fazzio. L’eau est turquoise et le site peu fréquenté. La baignade est un régal.

Le sentier serpente entre les murs de pierres sèches puis nous ramène à Bonifacio en logeant la mer.

L’après-midi, c’est dans la ville que nous nous baladons et courageusement nous descendons puis remontons le fameux escalier du Roy d’Aragon.

Lundi 4 septembre, randonnée jusqu’à la pointe sud de la Corse. Nous pique-niquons plage Saint Antoine. La vue est superbe et le retour par le haut des falaises offre des points de vue incroyables sur Bonifacio.

Mardi 5 septembre, nous quittons Bonifacio et remontons vers le nord. Un vent de Sud-Est s’est levé et souffle à 40 nœuds. Nous sommes au portant et la navigation n’est pas trop inconfortable. Nous arrivons en fin de journée devant la plage d’Erbaju et assistons à un magnifique coucher de soleil.

Mercredi 6 septembre, nous profitons d’une balade sur la plage pour aller voir de plus près des rochers aux formes d’animaux imaginaires. Drôle de bestiaire !

Nous quittons le mouillage à la mi-journée et rejoignons le golfe de Propriano. Nous jetons l’ancre Punta di Capiciolo. Nous sommes le seul bateau.

Jeudi 7 septembre. Nous quittons le mouillage au moteur, le vent est trop faible pour naviguer à la voile. A la sortie du golfe de Valinco, une légère brise nous permet de dérouler le code D. C’est toujours un plaisir de naviguer avec ce beau gennaker.

Nous arrivons en fin de journée au Port Tino Rossi et allons prendre l’apéritif dans le quartier historique.

Vendredi 8 septembre. Cette fois nous ne trainons pas à Ajaccio et mettons le cap vers le Nord. Pause déjeuner au pied de la Grande Sanguinaire. Valentin bricole un sac étanche pour son téléphone et va filmer les poissons.

Nous repartons en début d’après-midi, il n’y a pas un brin de vent. La mer est d’huile et d’un bleu profond. C’est vraiment pétole !
Nous mouillons, en fin de journée, dans la baie d’Arone. Nous rejoignons la plage en annexe et dinons dans une paillote.

Samedi 9 septembre. Nous quittons Porto d’Arone avec une légère brise. Direction le golfe de Porto.
Les calanques de Piana sont toujours époustouflantes. Nous mettons l’annexe à l’eau et partons visiter les cavités et les passages entre les roches.

Nous traversons le golfe et mouillons à Girolata. Ce petit village nous séduit toujours et les vaches sur la plage lui donne un petit air de Madagascar.

Dimanche 10 septembre. Le vent est quasi nul et c’est au moteur que nous entrons dns la réserve de Scandola. Ici aussi, les falaises et les roches découpées sont magnifiques. Certaines zones sont interdites à la navigation afin de protéger, notamment, les balbuzards pêcheurs qui nichent sur les falaises.

Nous quittons le site et mettons le cap au sud, vers Cargese. Cette fois nous n’allons pas au port et mouillons Baie de Menasina, par 8 mètres de fond sur du sable. La plage est proche et nous la rejoignons à la nage.

Lundi 11 septembre. Nous repartons à Ajaccio. Le vent ne dépasse force 3, nous naviguons au grand largue, avec le gennaker.
Dernière soirée pour notre passager. Nous prenons l’apéritif à la Ghinghetta, un lieu très sympa dans la cour de la Citadelle.

Valentin quitte Zourite le lendemain, du bleu plein les yeux et des souvenirs en pagaille.
Quant à nous, il nous faut préparer la traversée retour vers Sète.

Sardaigne – Archipel de La Maddalena

Nos passagères, Charlotte et Mélanie, ont atterri ce matin. Après un déjeuner pris à quai, nous sortons par le (très) long chenal d’Olbia. Premier mouillage entre la Cala Moresca et l’isola di Figarolo. Quelques dauphins évoluent dans la zone, mais ils sont poursuivis par des dizaines de bateaux. Il y a même des nageurs tractés par des scooters sous-marins. Il semblerait que l’approche des mammifères marins ne soit pas réglementée en Sardaigne et que la nécessité de respecter leur tranquillité ne soit pas une évidence.
Nous poursuivons notre route vers le nord et mouillons pour la nuit Cala Sabina. Un petit train passe régulièrement au fond de la baie. La nuit est très calme.

Vendredi 18 août, nous levons l’ancre en début d’après-midi. Le vent de sud-est souffle suffisamment (force 3-4) pour que nous prenions un ris dans le génois. Direction Cannigione où nous avons réservé une nuit au port. La ville est nichée au fond d’un petit golfe, bien abritée. Nous faisons le plein de fruits et légumes car nous partons pour quelques jours dans l’archipel de La Maddalena.

Samedi 19 août, nous quittons Cannigione et piquons sur l’île de Caprera. Nous avons acheté un permis pour la journée, obligatoire pour naviguer dans la réserve de La Maddalena. La baie de Porto Palma est magnifique, mais il y a trop de bateaux. Nous poursuivons notre route sur la côte ouest de l’île mais bientôt le pont qui la relie à l’île principale, Maddalena, nous oblige à faire demi-tour. A quelques miles se trouve l’île Santo Stefano. Nous mouillons Cala di Villamaria, aux côtés de quelques voiliers. Charlotte et Mélanie partent explorer les rochers en paddle.

En fin de journée nous longeons La Maddalena par le sud, puis l’ouest et mouillons Spiaggia di Bassa Trinita. Il ne reste qu’un voilier et nous pour la nuit.

Dimanche 20 août, après une baignade matinale nous mettons le cap sur le nord de l’île Maddalena, la contournons et rejoignons le nord-ouest de l’île Caprera.

Nous déjeunons Cala Garibaldi. La baie est une des plus jolie de l’île. Une pinède apporte un peu d’ombre sur une plage de sable blanc bordée de rochers.

Un fort vent de nord-est est prévu pour cette nuit. Nous décidons de quitter l’archipel et de partir vers le sud. Nous mouillons dans le Golfo d’Arançi, à proximité de l’île de Figarolo, nous sommes relativement abrités par la montagne.

Lundi 21 août, le vent s’est levé dans la nuit, comme annoncé. Au lever du jour il atteint force 4-5. Vers 6h, une vedette moteur dérape et se rapproche dangereusement. Les propriétaires tentent de lever l’ancre, mais sans succès. Nous allumons le moteur, prêts à éviter le bateau. Tout le monde est sur le pont. Le vent violent perturbe les manœuvres de la vedette qui n’est plus qu’à quelques mètres de nous. Après plusieurs tentatives, l’équipage parvient à lever l’ancre et quitte le site. Nous prenons un petit déjeuner très matinal.
Peu à peu le vent se calme. Nous avons installé le hamac sous le portique arrière. La place est très convoitée !

Nous apercevons plusieurs fois des dauphins. Charlotte et Mélanie espèrent se mettre à l’eau lors de leur passage, mais ce ne sera pas le cas.

En début d’après-midi nous mettons le cap sur le sud du golfe d’Olbia. Nous apercevons un déchet flottant. Vite l’épuisette. Une manœuvre d’approche et hop la cagette de polystyrène est remontée sur le pont. Nous la déposerons à l’espace de tri du prochain port.

Nous mouillons pour la baignade au pied de l’île Molara. L’eau est toujours aussi cristalline.

Nos passagères s’emparent des paddle et Mélanie se lance dans quelques figures acrobatiques.

En fin de journée, nous rejoignons notre mouillage préféré : Capo Coda Cavallo.

Mardi 22 août, nous profitons des charmes du mouillage toute la matinée. Baignade, paddle, snorkelling, nous ne nous lassons pas.
Vers 15h nous levons l’ancre, direction Porto Ottiolu. Un petit vent de nord-est nous permet de naviguer à la voile à une vitesse de 4 nœuds. La fin de journée à terre est agréable. Nous nous régalons de gelati et autres spécialités.

Mercredi 23 août, après quelques achats, notamment des pâtes (certaines au piment, d’autres d’une taille démesurée), nous quittons le port. Le vent du nord se maintient force 3. Nous remontons au près et mouillons Porto Brandichi. La vue sur l’île de Tavolara est magnifique, mais le site n’est pas très abrité.

Nous levons l’ancre vers 19h, le vent est tombé et nous allons mouiller….. Capo Coda Cavallo ! Dernière nuit pour Charlotte et Mélanie.

Après une baignade matinale, nous mettons le cap sur Olbia où nos passagères doivent prendre l’avion en début d’après-midi. Nous nous amarrons au Molo vecchio et dégustons une dernière glace ensemble Corso Umberto.

Nous quittons Olbia en début d’après-midi. Dans le chenal nous croisons, de très près, un étonnant ferry !

Nous mettons le cap au nord, au grand largue, jusqu’à Porto Liccia où nous mouillons pour la nuit, sur du sable par 6 m de fond. Le mouillage est roulant jusqu’à 21h. Le passage des multiples bateaux à moteur crée une houle désagréable. Durant tout notre séjour en Sardaigne, nous avons subi le passage incessant des bateaux à moteur, petits et grands. Il faut être vigilant car ils sont nombreux, vont vite et ne respectent pas toujours les priorités, ni les baigneurs.

Vendredi 25 août, au matin le mouillage est calme, l’eau transparente. On distingue la chaine jusqu’à l’ancre et les poissons qui se déplacent en banc.

Il est temps de remettre le cap sur la Corse et de quitter la mer Tyrrhénienne où nous avons navigué trois semaines avec beaucoup de plaisir. Nous empruntons le passage entre l’archipel de La Maddalena et la côte nord Sardaigne au moteur puis traversons les Bouches de Bonifacio. Nous naviguons vent debout mais il ne dépasse pas 10 nœuds. Après une halte carburant à Bonifacio, nous poursuivons notre route jusqu’à la plage d’Erbaju et mouillons au pied du Lion de Roccapina. Nous revoilà en Corse.

Sardaigne – Costa smeralda

Enfin nous reprenons la mer ! Nous sommes à Bonifacio depuis 5 jours, bloqués par la météo. Pierre-Claude nous a rejoint hier. Le vent est établi, la météo annonce force 3 à 5 le matin et 5 à 6 l’après-midi. Nous passons les Bouches au grand largue à 7 nœuds. Le bateau file, l’allure est rapide et confortable. Nous décidons de contourner l’archipel de la Maddalena par le nord afin de continuer à bénéficier du bon vent qui nous pousse.

La navigation a duré 7 heures. En fin d’après-midi, nous mouillons Cala di Volpe, parmi de nombreux yachts. Nous sommes sur la Costa Smeralda, 55km de plages privées et marinas de luxe.

Mercredi 9 août, nous quittons le mouillage et mettons le cap au sud. Nous n’entrons pas dans le golfe d’Olbia par le nord, nous préférons passer entre l’île Molara et l’île Tavolara. Cette dernière est imposante, majestueuse. Elle sera dans notre champ de vision quasiment tout notre séjour.

Nous essayons de mouiller Spiaggia di Lastra Ruia, mais il y a peu de sable et les bateaux déjà présents ne nous permettent pas d’y poser l’ancre. Nous continuons vers l’est et mouillons à Capo Coda Cavallo. Il y a du monde, des voiliers, des yachts, des semi-rigides, mais l’eau est incroyablement claire et chaude.

Le soir il ne reste que quelques voiliers. Le site est vraiment magnifique.

Vers 19h, alors que nous prenons l’apéritif, un voilier s’engage entre la côte et un ilot rocheux. Pour y être allée en paddle l’après-midi, je sais qu’il n’y a pas de fond. Comment les prévenir ? Trop tard. Nous voyons le bateau s’arrêter brutalement, coincé dans les rochers. Un des passagers saute à l’eau pour inspection. Nous nous concertons sur la manière d’agir. Notre annexe suffira-t-elle à extraire le voilier des rochers ? Mais déjà un petit bateau va leur porter secours. Après quelques essais et engueulades à bord, nous semble-t-il, le voilier recule. Un des passagers saute alors à l’eau. Un autre le poursuit. Le premier rejoint la côte et part à pied. Le second se fait ramener au voilier par un bateau. Chacun s’en va de son côté. L’ambiance à bord ne doit pas être terrible après l’incident !

Jeudi 10 août, nous continuons notre route vers le sud. Le vent est très léger, nous hissons le gennaker. Après 2h30 de navigation tranquille, nous décidons de mouiller devant La Padula Sicca. Je suis à la barre et j’annonce les profondeurs pour Olivier, à l’avant du bateau, prêt à poser l’ancre : 4 m , 3 m 60, 3 m, oups le fond monte brutalement alors que nous sommes loin du rivage. A 2m80, je vire rapidement et m’éloigne. Pas question d’aller se planter dans les rochers qui jonchent le fond. Une nouvelle approche par l’est nous permet de trouver une zone de sable à 5 m de fond. Idéal. Nous passons l’après-midi à profiter du paysage, du chant des cigales dans la pinède voisine, de l’eau turquoise et d’un bon livre.

Vendredi 11 août, il fait beau (comme tous les jours depuis notre arrivée) et une légère brise nous accompagne. Cap au sud. Nous ne pourrons pas aller très loin, car notre carte marine détaillée s’arrête à la latitude 40°38 N. Le vent monte (force 3-4) et nous filons au près. Vers 13h, nous arrivons « au bout de la carte », devant la plage d’Orvili. Sur un promontoire se dresse le Castello della Fava. Le paysage est beau et cette limite de la carte dessine une frontière avec un territoire inconnu. Une drôle d’émotion nous étreint. Nous ne pouvons que penser à tous ces marins qui, aux siècles derniers, partaient découvrir le monde.

Nous virons, un peu à regret, et remontons vers le nord de quelques miles. Ce soir, escale à Porto Ottiolu. Nous dinons au restaurant et découvrons des spécialités sardes : les fregola et les culurgiones, des pâtes fraiches excellentes.

Samedi 12 août, il n’y a quasiment pas de vent, nous partons au moteur et faisons route vers l’île de Tavolara, ma préférée. A la mi-journée, nous jetons l’ancre devant l’île Molara. Une vraie piscine ! L’eau est d’un bleu incroyable ! Elle est si transparente que l’ombre du bateau se dessine sur le sable par 7 m de fond.

Cette zone est une réserve naturelle protégée et le mouillage y est autorisé du lever au coucher du soleil uniquement. Nous retournons à Capo Coda Cavallo, qui va devenir notre mouillage favori. Le coucher de soleil est magnifique.

Dimanche 13 aout, nous profitons de la beauté du site. Paddle, baignade, lecture…

Mais un dimanche d’aout en Italie, la tranquillité ne dure pas ! De nombreux bateaux arrivent, y compris un bateau-marchand de glace.

Un bateau promenade vient mouiller à quelques mètres de nous. L’ambiance est festive. L’animateur raconte des blagues au micro. Les passagers sautent à l’eau. Ceux qui ne savent pas bien nager sautent avec un gilet de sauvetage. Incroyable !


Nous levons l’ancre, parcourons quelques miles et déjeunons au mouillage à Porto Taverna. Puis nous longeons la face sud-est de l’île Tavolara. Elle est imposante et magnifique. Nous décidons de passer la nuit devant Porto San Paulo. La vue sur l’île Tavolara est superbe. Le mouillage est sûr, nous nous rendons à terre en annexe, l’occasion de déguster des cocktails très colorés en terrasse d’un bar de plage.

Mardi 15 août, nous remontons vers le nord. Pierre-Claude doit prendre l’avion en fin de journée à Olbia. Nous traversons le golfe et mouillons pour le déjeuner Cala Moresca. Il y a beaucoup de bateaux. Tout à coup des cris d’enfants : « delfini ! delfini ! ». Un groupe de dauphins passe entre les bateaux puis repasse plusieurs fois. Deux d’entre eux frôlent le bateau et sautent sous nos yeux ébahis. Ils n’ont pas l’air farouche car la zone est peuplée et bruyante. C’est peut-être la proximité d’une ferme aquacole qui les attire….

Dans l’après-midi nous regagnons Olbia. Nous avons réservé une place à la Marina di Olbia Yachts Services, une marina chic et chère, destinée à le devenir encore plus à en croire leur luxueuse brochure. Alors que Pierre-Claude rejoint l’aéroport, une voiture avec chauffeur nous dépose dans le centre d’Olbia. Le cœur de ville se résume à quelques rues, mais l’ambiance est agréable et nous dinons dans un restaurant typique qui a installé ses tables dans les ruelles autour de sa porte. La cuisine est délicieuse. Mais à minuit lorsque nous voulons rentrer à la marina, plus de navette et pas de taxis. Il nous faudra plus d’une heure à pied pour rejoindre notre marina de luxe certes, mais bien éloignée de tout.

Mercredi 16 août, nous quittons la marina et décidons de nous amarrer au Molo vecchio. Le quai n’a pas de branchement électrique ni d’accès à l’eau, mais il est en plein centre d’Olbia, au pied de la grande roue, et gratuit. La manœuvre d’amarrage n’est pas simple. Il y a peu de place entre les bateaux déjà amarrés le long du quai et il semble qu’il y ait des blocs de béton sous l’eau. Olivier saute sur le quai pour amarrer l’arrière. Il est haut et les bites d’amarrage très espacées. Le vent éloigne le bateau du quai. Olivier tente de l’amarrer par l’embelle, mais n’y parvient pas. Me voilà seule à la barre, Olivier sur le quai. Je fais demi-tour et revient vers le quai, mais là encore le vent m’éloigne du mole. Je dois retenter la manœuvre. Le stress monte. Je parviens finalement à accoster et placer le bateau le long du quai. Olivier saute à bord et amarre le bateau. Ouf. Nous avons la journée pour aller découvrir Olbia avant l’arrivée de nos nouvelles passagères.

Haute Corse

Nous avons accueilli nos nouveaux passagers la veille au soir. Après un tour au marché d’Ajaccio où nous avons rempli notre panier de fromages, charcuterie et beignets de bruccio, nous mettons le cap sur Les Sanguinaires. Cette fois-ci nous mouillons au pied du phare. Alicia, Bruno et Andy-Lee sont heureux de se baigner dans une eau aussi transparente.


Après le déjeuner, nous mettons le cap sur le sud et traversons le golfe à la voile. Nous arrivons Cala d’Orzu mais la houle se lève, le mouillage est difficile et Bruno ne se sent pas très bien. Le marin des restaurants de plage vient nous informer que le mauvais temps annoncé pour les jours suivants arrive plus tôt que prévu. Mieux vaut ne pas rester là. Nous levons l’ancre et décidons de chercher un abri dans le golfe de Propriano. Les ports sont complets, les zones de mouillage sur bouées aussi. Nous jetons l’ancre du côté de Porto Pollo devant la plage Teverano. La nuit est agitée, nos passagers ont dormi en grande partie sur le pont.

Mardi 25 juillet, à 6h du matin nous décidons de rejoindre Ajaccio. Les conditions annoncées sur notre mouillage ne sont pas tenables, surtout pour nos passagers (vent force 5-6 et houle jusqu’à 3 m). Nous avons demandé une place au port Tino Rossi et au port Ornano, mais les deux ont été refusées. Les ports sont complets. Après 3h de navigation inconfortable, durant laquelle nos passagers font grise mine, nous nous amarrons au ponton gasoil du port Tino Rossi. Alicia, Bruno et Andy-Lee mettent pied à terre. Ils ont réservé un hôtel et passeront la nuit au calme.
Ce qui ne sera pas notre cas ! Nous mouillons au fin fond du golfe d’Ajaccio. D’autres bateaux sont déjà venus se mettre à l’abri. Le vent souffle et la houle monte. Vers 13h30, un bateau à moteur, près duquel nous avons jeté l’ancre, part à la dérive. Il n’y a personne à bord. Nous prévenons le CROSS. Une heure plus tard, alors que le bateau a dérivé assez loin dans le golfe, nous apercevons la SNSM venue le prendre en charge.

Mardi 26 juillet. Nous avons fait des quarts de 22h à 5h du matin. Le vent n’a pas forci mais la houle est forte et lorsqu’elle arrive par le travers le bateau roule. A l’intérieur les objets chutent, les fruits roulent. Nous sommes fatigués.

Pour notre plus grand bonheur le port Tino Rossi nous appelle en milieu de journée : nous avons une place. Nous retrouvons Alicia, Bruno et Andy-Lee qui ont profité de leur séjour à terre pour visiter Ajaccio. La soirée est animée, Bruno et Olivier ont préparé un bon carri poulet. Oté La Réunion !

Jeudi 27 juillet, la houle est encore bien présente. Nous mettons le cap sur le nord, il nous faut être à Calvi dimanche.
Après la passe des Sanguinaires, la mer est agitée, mais le vent d’ouest est léger et nous installons le gennaker. Nos passagers prennent plaisir à naviguer.

Vers 16h, le vent tombe et nous rejoignons Cargese au moteur. Nous grimpons dans la ville. La terrasse de l’église offre un joli point de vue sur le golfe de Sagone.

Vendredi 28 juillet, nous nous dirigeons vers le golfe de Porto. Nos passagers découvrent Piana, ses falaises rouges, ses grottes, ses ilots.

Alicia, Bruno et Andy-Lee embarquent dans l’annexe et vont explorer les calanques. Ils en reviennent émerveillés.

Après un déjeuner à bord, nous mettons le cap sur Girolata.
Le mouillage se fait sur bouées, avec l’aide des marins de la capitainerie.

Le village est pittoresque et plein de charme. La fin de journée s’étire entre balade, baignade, paddle et le traditionnel apéro du soir !

Samedi 29 juillet, nous entrons dans la réserve naturelle de Scandola. Encore une merveille ! Nous longeons les falaises et passons entre les ilots rocheux. Olivier engage le bateau dans un passage étroit. La carte annonce 10 m de fond, le sondeur, lui, affiche tout à coup 8 m, puis 6 m, puis 3m80….Oups, ça passe. Petit coup de stress tout de même.

Sortis de Scandola, le vent d’ouest souffle à une petite dizaine de nœuds, nous déployons le gennaker laissé à poste la veille.

Bruno s’essaye à la barre. Après une petite demie heure, il sent le bateau et a de bonnes sensations. Cependant le vent monte et il est plus compliqué de maintenir le cap. Une rafale provoque une embardée du bateau. Montée d’adrénaline pour tout le monde. Nous affalons le gennaker et décidons de mouiller devant Galeria pour déjeuner. Mais le fond n’est pas franc et la houle monte. Après plusieurs tentatives de mouillage, nous repartons vers Calvi. La mer est agitée, le déjeuner sera succinct.
La météo annonce un coup de vent pour dimanche. Pas de temps à perdre pour rejoindre Calvi qui ne prend pas de réservations. Premier arrivé, premier amarré.

Nous obtenons une place dans le petit port de pêche. C’est la dernière soirée avec Alicia, Bruno et Andy-Lee. Après l’ultime apéritif au bateau, nous irons gouter à quelques spécialités corses en terrasse dans les ruelles de Calvi.

Dimanche 30 juillet, nos passagers quittent le bateau à la mi-journée.
Le vent souffle fort. Nous visitons la citadelle et la vieille ville. Il y aura une légère accalmie demain puis le libeccio soufflera très fort pendant quelques jours.

Lundi 31 juillet. Pour ne pas rester bloqués à Calvi 4 ou 5 jours, nous partons dans la matinée. Le vent de sud-ouest est déjà à 4 Beaufort et la mer se creuse. A midi, nous avons 30 nœuds de vent, une houle de 2,5 m avec des creux jusqu’à 4m. Ciré, veste de quart, gilets, sangles. Olivier parvient à préparer des sandwichs, mais la navigation est sportive ! Des dauphins nous accompagnent quelques instants. Ils ne vont pas voir beaucoup de bateaux sur l’eau aujourd’hui !

Passé Cargese, le vent faiblit. Nous mouillons devant la plage de Sagone. Ce n’est pas très joli, mais à l’abri du vent et la houle a bien baissé.

Mardi 1er août, direction Ajaccio. Mais à la sortie du golfe de Sagone, le traceur dysfonctionne. Il n’y a plus de vent et nous sommes au moteur. Nous nous connectons à l’appli Nav&Co qui utilise les cartes du SHOM. Nous empruntons la passe des Sanguinaires concentrés et attentifs.

Arrivés à Ajaccio, nous consacrerons l’après-midi et la journée du lendemain à résoudre le problème du traceur. Après des tests du matériel, un nettoyage du lecteur et une mise à jour de la carte Navionics, c’est reparti ! Merci à l’équipe du schipchandler pour ses précieux conseils.
Demain nous attaquerons notre descente vers le sud et la Sardaigne.

Corse du sud

Mardi 11 juillet, nous quittons Les Embiez vers 9h, destination Ajaccio. Le vent d’est ne nous est pas favorable, mais nous maintenons les voiles et partons avec un cap au 180. La traversée risque de durer un peu plus longtemps que prévu…
En début de soirée, alors que nous venons d’affaler les voiles, deux baleines croisent notre route.
La nuit arrive, Olivier prend le premier quart et je descends dormir. A minuit, alors que je m’apprête à monter sur le pont prendre mon quart, un bruit soudain nous pétrifie. Que se passe-t-il ? Avons-nous heurté quelque chose ? Olivier fait le tour du bateau, torche en main. Rien à signaler sur la coque. D’après le bruit, nous avons probablement pris quelque chose dans l’hélice. Le moteur est au ralenti et tourne normalement. Nous vérifions les fonds, pas de voie d’eau. Nous restons aux aguets sur le pont jusqu’au lever du jour.
Des dauphins viennent nous saluer vers 7h du matin, un moment agréable après une nuit stressante.

Le début de la traversée à la voile nous a fait parcourir une trentaine de miles supplémentaires. Mercredi 12 juillet à midi, nous sommes encore à 40 miles de la Corse. L’île de beauté ne se découvre qu’au dernier moment, entourée de brume. A 19h30 nous sommes enfin au mouillage à l’entrée du golfe d’Ajaccio, anse de Portigliolo. Olivier plonge inspecter la coque, il n’y a aucune trace. Nous dormons tranquilles, enfin.

Vendredi 14 juillet, nous attendons nos passagers, Marie-France, Chantal et Philippe. Nous sommes au port Tino Rossi depuis la veille, le bateau est prêt. Tout le monde est à bord en fin de soirée.
Samedi 15 juillet, après un tour au marché d’Ajaccio, nous mettons le cap sur les îles Sanguinaires. Le vent est faible, nous naviguons au moteur. Nous posons l’ancre Cala d’Alga, au pied de la Grande Sanguinaire. L’eau est cristalline. Baignade, déjeuner au mouillage avec les produits du marché, nos passager sont ravis.

Nous remettons le cap au sud et parvenons à hisser la voile malgré la faible brise. Nous mouillons cala d’Orzu. Quelques instants plus tard, un Canadair nous survole, passe, repasse puis descend au raz de l’eau, charge sa cale en eau de mer, vole à très basse altitude et relâche sa cargaison à proximité des bateaux au mouillage. Impressionnant !

Nos passagers dinent « Chez Francis », paillote rendue célèbre par l’action des gendarmes en 1999, l’ayant incendiée « clandestinement ». Un service de navette les amène sur la plage et les ramène en fin de soirée au bateau.

Dimanche 16 juillet, nous quittons le mouillage en début de matinée. Il nous faut un peu plus de 2 heures pour rejoindre Propriano et faire le plein de carburant. Nous préférons repartir et mouiller sur la cote sud du golfe pour déjeuner. Nous nous dirigeons ensuite vers le sud. La brise est légère, nous installons le gennaker. La voile est belle, le bateau avance, nos passagers sont sous le charme. Nous arrivons vers 20h plage de Murtoli où nous mouillons pour la nuit. Il n’y a quasiment pas de bateaux. Chantal, Philippe et Marie-France savourent le calme du lieu et piquent une tête dans une eau bleue limpide.

Lundi 17 juillet, nous rejoignons Bonifacio en 3h. Nous retrouvons avec grand plaisir cette cité de caractère. Nos passagers visitent la ville haute et goutent aux spécialités culinaires.

Mardi 18 juillet, Chantal, Philippe et Marie-France ont préféré quitter Bonifacio pour les Lavezzi. Nous appréhendons la surfréquentation du site, mais nous parvenons à mouiller Cala di Giunco, dans la zone dédiée. L’eau est transparente avec des reflets turquoises. L’île de Lavezzu est rocailleuse et sauvage. Nous passons la journée dans un paysage digne des Seychelles.

Nous avons réservé une place au port de Cavallo. Cette île des Lavezzi, entièrement privée, est réputée pour accueillir des personnes fortunées ou célèbres. Mais nous découvrons une marina vieillissante et quasi vide, où quelques rares clients prennent un verre dans l’unique bar. Nous passons tout de même une soirée sympathique avec nos passagers en terrasse du seul restaurant.

Mercredi 19 juillet, le vent est assez soutenu et il souffle du nord-ouest. Nous naviguons vent debout, au moteur et nous mouillons Anse de Chevanu pour déjeuner. Mais le vent continue à forcir et nous repartons sur une mer un peu agitée et un vent force 3-4. Nous mouillons pour la nuit devant la plage d’Erbaju, au pied du lion de Roccapina. La baie est abritée, la plage déserte et l’eau à 25°.

Jeudi 20 juillet, la houle a eu raison de l’envie de mouillage de nos passagers et nous prenons la direction d’Ajaccio. Après une pause déjeuner dans la baie de Cupabia, nous rejoignons le port Tino Rossi.

Vendredi 21 juillet, dernière journée pour nos passagers. Nous retournons aux Sanguinaires, site par lequel Chantal, Marie-France et Philippe ont commencé leur séjour. L’eau est chaude, mais les méduses sont arrivées et Philippe en croise d’un peu trop près. Aïe !

En fin de journée, nos passagers vont écouter un concert de chants polyphoniques puis nous nous rejoindrons au restaurant chez Pascale, où les cannelloni au brucciu, le civet de sanglier et le veau aux olives ravissent nos papilles.

Samedi 22 juillet, nos passagers repartent vers le continent, les valises remplies de souvenirs et, nous l’espérons, avec un regard un peu différent sur la Méditerranée, ses charmes, sa beauté et son caractère.

La côte provençale

Nous quittons Sète mercredi 5 juillet à 7h du matin. La météo est clémente, mais le vent faible et variable ne nous permet que deux petites heures à la voile.
Nous arrivons vers 20h au vieux port et retrouvons des amis au restaurant.

Jeudi 6 juillet, après un passage à La Cardinale, librairie maritime pleine de trésors, nous mettons le cap sur l’est. Une petite brise nous permet d’installer pour la première fois notre gennaker tout neuf. Il nous faudra un peu de temps pour maîtriser la navigation avec cette voile légère, mais le plaisir est là.
Nous passons la nuit au mouillage, devant la plage de la Madrague dans la baie de la Ciotat.

Vendredi 7 juillet, cap sur Saint Pierre des Embiez. Le vent monte et la fin de la traversée se fait au moteur, vent debout. L’amarrage dans le port n’est pas simple, mais nous sommes aidés par les placeurs. L’équipe est très accueillante et l’île a beaucoup de charme.

Samedi 8 juillet, nos passagères, Laurence et Véro, arrivent par la navette. Le vent souffle toujours assez fort, nous décidons de rester à quai et de partir à la découverte de l’île. La balade nous amène vers de jolies criques, puis une petite falaise battue par le vent et enfin au domaine viticole.

L’ambiance à bord est à la convivialité. L’apéro reste un des moments phares de chaque séjour.

Dimanche 9 juillet, le vent est encore soutenu. Nous naviguons au portant pour plus de confort, direction La Ciotat. Nous passons l’après-midi au mouillage Baie des Lecques.

En fin de journée, le vent a faibli, nous allons à Sanary. Amarrés royalement au ponton accueil, nous passons la soirée dans ce typique petit port provençal.

Lundi 10 juillet, après quelques emplettes, nous reprenons la direction des Embiez. Nous mouillons à l’ouest de l’île et passons une agréable journée alternant baignades et moments de détente.
Olivier ramène nos passagères à l’embarcadère de la navette pour Six-Fours. Leur séjour terminé, nous passerons une dernière nuit au mouillage avant de mettre le cap sur la Corse le lendemain.

Menorca

Nous avons retardé notre départ pour les Baléares de 2 jours, la météo annonçant un avis de vent fort. Nous quittons le port de Sète lundi matin à 10h30. Le vent est tombé mais la houle persiste et elle nous arrive sur le travers. Le bateau roule d’un bord à l’autre. La traversée doit durer 48h.
Le lendemain nous apercevons une baleine, probablement un rorqual commun, et un petit groupe de dauphins. Dans l’après-midi, nous croiserons une autre baleine et une trentaine de grands dauphins. Ils mesurent entre 3 et 4 m, le dos est gris clair et le ventre blanc.
La fin de la traversée est toujours inconfortable à cause de la houle. Mercredi au petit matin, alors que nous sommes à quelques miles de Minorque, le vent se lève et nous terminons notre navigation avec un tiers de génois.

Nous voici enfin à Ciutadella. Nous mouillons Cala des Degollador, à l’entrée sud du port, devant la tour. Les ferries, impressionnants, entrent et sortent à toute vitesse. Rodéo assuré à chaque mouvement de ferry.

Béatrice descend à terre retrouver Pascal, Camille, Stéphane et Lisa qui embarqueront pour quelques jours avec nous.
La ville est endormie, c’est l’heure de la sieste.

Jeudi nous quittons Ciutadella où la Sant Joan se prépare.
Nous n’avons pas pu faire le plein d’eau, le port est plein à craquer et nous n’avons pas eu l’autorisation d’y entrer. Il va falloir être économe….
Une bonne brise nous pousse vers le sud. Nous mouillons Cala Turqueta.
Magnifique ! L’eau est turquoise, la cala est bordée de roches blanches et de pinèdes, les cigales assurent l’ambiance sonore.
Le soir il ne reste que deux bateaux.

Vendredi nous passons la journée Cala Turqueta. Baignade, paddle, snorkelling, nous nous fondons dans la mer et le paysage. En fin d’après-midi, nous levons l’ancre et nous dirigeons vers Cala Macarella. Elle est tout aussi magnifique que la précédente !

Nous explorons la crique en paddle, pénétrons dans les cavernes qui creusent la roche, admirons les formes dessinées dans la falaise. Là un dragon, ici un visage.

Nous rencontrons un problème électrique. Les batteries de service ne chargent plus. Par crainte de les vider totalement, nous coupons tous les appareils électriques. Plus de pompe pour les toilettes et les douches. Pas facile avec 6 personnes à bord.

Samedi, alors que la journée s’annonce belle et que les petits soucis techniques n’entachent pas la bonne humeur des passagers, un voilier entre dans la crique, musique à fond et passagers se déhanchant verre à la main. Les nuisances sonores durent et nous décidons de lever l’ancre. Destination la cala voisine où nous passons une agréable fin de journée et une nuit tranquille.

Dimanche nous retournons à Ciutadella. La Sant Joan se termine et le feu d’artifice est programmée à 23h.

Lundi, dernière journée avec Pascal, Camille, Stéphane et Lisa. Nous décidons de ne pas effectuer la traversée vers Mallorca initialement prévue qui les ramènerait à l’aéroport. Notre problème électrique n’est pas résolu et nous ne prenons pas le risque d’une perte des instruments de navigation. Nos passagers prendront un ferry.
Nous profitons de la plage. Olivier qui n’a pas mis pied à terre depuis Sète (7 jours) va se balader dans Ciutadella. Nous passons une dernière soirée tous ensemble à bord de Zourite.

Mardi, nous avons contacté un mécanicien à Ciutadella, Michel, sympathique et compétent. Le diagnostic est rapide, son intervention efficace et comme il parle très bien français, nous apprenons pas mal de choses sur le fonctionnement électrique de notre bateau. Réparation faite, à midi nous quittons le port, cap sur Sète.

Mercredi au petit matin, un groupe de dauphins vient jouer près du bateau.

Nous naviguons au moteur la journée, cap plein nord 0°. Par chance nous retrouvons le vent en début de nuit, une fois passé le cap de Creus.
Le phare de Sète a été visible très tôt ce jeudi et nous arrivons au port en fin de matinée.

Nous resterons quelques jours à Sète, assisterons à la Saint-Pierre, fête des pêcheurs, avant de repartir vers Marseille pour une nouvelle croisière.

Tour (ou presque) de Corse

Partis de Porquerolles début septembre, nous allons effectuer une croisière autour de l’île de Beauté, de Saint-Florent à Porto Vecchio

La traversée s’est bien passée malgré une panne du pilote automatique qui nous a contraint à nous relayer à la barre pendant les 22h de navigation. La mer était calme mais il faut être vigilant car le trafic est dense, même la nuit.
Nous arrivons au petit matin à Saint Florent, un village pittoresque et agréable. Nous y faisons nos derniers achats.

Nous sortons du golfe de Saint-Florent et nous mettons au mouillage devant la plage du Lotu. L’eau est cristalline, chaude, et en ce début septembre le site est peu fréquenté. Une merveille ! Après la baignade, nous mettons le cap sur Calvi.

Port de Calvi

Nous quittons le port après une courte visite de la ville. Le soleil est au rendez-vous, un vent léger nous pousse vers le sud-ouest. Nous longeons la réserve de Scandola et nous arrivons à Girolata où nous passerons la nuit au mouillage. Le paddle et l’annexe sont mis à l’eau, nous allons à la buvette installée sur la plage. La baignade s’éternise jusqu’au coucher du soleil.

Baie de Girolata

Le lendemain nous appareillons de bonne heure, direction le golfe de Porto. Une petite brise nous accompagne. Notre vitesse ne dépasse pas 4 nœuds et nous avons tout le loisir de contempler la côte rocheuse découpée. L’ambiance à bord est au farniente.
Dans les calanques de Piana nous sommes abordés par des éco-gardes. Les consignes sont claires : ne pas descendre à terre, ne pas faire de bruit, bref respecter cet endroit sauvage et unique.

Étape suivante : le village haut perché de Cargèse.
L’arrivée au port est un peu « sportive ». L’amarrage se fait sur pendille, nez à quai. Le vent s’est levé et nous devons nous y reprendre à trois fois. Après ce petit coup de stress, nous montons au village. A l’épicerie nous remplissons nos paniers de tomates et de fruits pleins de soleil.

Cargèse

Aujourd’hui nous mettons le cap sur Ajaccio. Nous contournons les iles sanguinaires et entrons dans l’immense golfe nous menant à la capitale. Après ces quelques jours à longer la côte sauvage, nous voici de retour en ville. Nous accostons au port Tino Rossi. Nous passons la journée à déambuler dans la ville.

Ajaccio

Le tour de Corse se poursuit et nous nous dirigeons vers Propriano. En longeant la cote sud du golfe d’Ajaccio, nous apercevons des dauphins. Un petit groupe qui restera à quelques dizaines de mètres du bateau, mais que nous ne parviendrons pas à prendre en photo.
Nous naviguons tranquillement entre le bleu du ciel et celui de la mer.

Après Propriano, nous rejoignons Bonifacio. Le spectacle est grandiose ! Les falaises blanches illuminent le paysage, la mer est d’un bleu profond, la force et la puissance de la nature sont palpables.

Bonifacio

Dernière étape de notre périple : Porto Vecchio. Nous passons les bouches de Bonifacio par temps calme. Nous remontons la cote est vers le nord, passons devant la célèbre plage de Palombaggia et entrons dans le golfe. Mais plutôt que Porto Vecchio, nous préférons jeter l’ancre dans la baie de Saint Cyprien toute proche.

Baie de Saint Cyprien

Après quelques jours dans ce petit coin de paradis, nous lèverons l’ancre, passerons à nouveau les bouches de Bonifacio et ferons escale à Ajaccio avant la traversée vers Marseille.